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TEMOIGNAGE
Vers un avenir serein après mon AVC
Palaou, 46 ans

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Je suis un homme de 46 ans. Je n'ai jamais bu, jamais fumé et je faisais du sport. J'avais une bonne hygiène de vie.
Il y a 2 ans, sur un court de tennis, j'ai été victime d'un AVC (accident vasculaire cérébral) foudroyant. Pendant plus d’un an et demi, je suis passé d’hôpitaux en centre pour handicapés. A ce jour, je fais toujours de la rééducation.

Je ne vais pas m'étendre sur les conséquences physiques, mais plutôt sur l'aspect psychologique. Je suis passé par la phase de reconnaissance narcissique et de vide existentiel. Le discours de réassurance prononcé par le corps médical est utile, je le reconnais, mais limité. Lorsqu’on est lâché dans la nature après une prise en charge médicale, on est livré à nous-mêmes, démuni, et à mille lieux de la vie trépidante à l'extérieur de l’hôpital. J’ai vraiment pris conscience de l'ampleur des dégâts occasionnés. Je me suis senti vraiment seul et inutile. Je n’avais plus aucun espoir de redevenir comme avant.

Vient ensuite la phase d'acceptation. Il faut admettre ses handicaps et faire avec, s'adapter. Surtout ne pas rester dans l'immobilisme, même s'il nous en coûte souvent. J'en suis là aujourd'hui. Pour le moment, je n'arrive pas à surmonter cette difficulté, à transformer cette différence, pas toujours évidente et reconnue par les autres, en psychologie positive. Certains y parviennent en faisant de ce « désavantage » un atout qui nourrit leur estime d'eux-mêmes. Peut-être que voir son handicap comme une simple différence permet de surmonter cette étape. Faire en sorte qu’elle soit acceptée et intégrée par les autres. S'adapter en fonction de ses moyens disponibles. Demeurer actif, sans être sur-actif. Avoir un entourage compréhensif et dynamisant. Trouver d'autres centres d'intérêts… Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive mais il me semble qu'elle trace les grandes lignes d'un avenir plus serein pour les victimes d'AVC, de traumatismes et accidents de la vie.
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