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TEMOIGNAGE
Sport et goût du risque
Naba, 32 ans

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Pour faire suite à l'article sur les gens qui ont le goût du risque un peu trop développé (NDLR : "Extrême : que cache le goût du risque ?", j'ajouterais, pour avoir connu quelques personnes de ce genre, qu'ils avaient souvent un point en commun : de multiples dépendances, que ce soit aux drogues, à l'alcool, au sexe, à la cigarette, dépendance affective ou même des dépendances sous-jacentes encore inconnues qui se sont manifestées plus tard avec les années.

Je me permettrais d'émettre la théorie que le fait d'accomplir des exploits sortant du commun leur permet de "geler" leurs émotions, de sortir de leur corps un moment pour échapper à ces dépendances qui leur rongent les entrailles et les poussent à rechercher encore et encore de nouveaux moyens de les assouvir. La plupart sont des gens mal dans leur peau, à la recherche de leur identité. Je dis bien la plupart, car, entendons-nous, je spécifie que le témoignage que je fais maintenant est basé sur ce que j'ai pu observer. Je ne dis pas que TOUTES les personnes aimant le risque sont dépendantes par ailleurs.

Comme il était mentionné dans l'article, l'effet euphorisant occasionné par la production d'endorphines libérées suite à un sport intense, ou encore la libération d'adrénaline lors d'un saut en parachute ou en parapente par exemple, peut servir à remplacer l'effet produit par l'alcool ou les drogues, ou encore un comportement compulsif servant à remplacer une substance.

Je crois aussi personnellement que le besoin viscéral de flirter avec la mort peut être associé à une envie vitale de remplir un vide ancré au plus profond d'eux. Comme si leur ego avait été mis à rude épreuve durant l'enfance. C'est comme un moyen de dire à leurs parents : « Tiens, je te prouve que je suis le meilleur, contrairement à ce que tu pensais de moi. Je suis capable d'accomplir des exploits extraordinaires, je suis digne de toute ton attention, de toute ton admiration. Je mérite que tu t'intéresses à moi, ou que, du moins, tu sois inquiet pour ma santé, car je la mets en jeu de façon très consciente. Regarde-moi et donne-moi enfin l'amour que je te quémande depuis que je suis tout petit ! »
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ln007 le 16 Mars 2007

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